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C’était juste un tour du monde : la vidéo

Souvent on me demande « Alors, ce tour du monde ?! » et je ne sais pas quoi répondre. Mais avec cette vidéo, tout va changer ! Enfin, je crois.
Voilà pour la description de la vidéo qui comptabilise plus de 300 000 vues. Si vous êtes sur un mobile, il faut passer par la version Dailymotion, juste en dessous. J’espère qu’elle vous plaira et vous donnera envie de voyager. Dans ce cas, n’hésitez pas à la partager ou à simplement aimer cet article, c’est un petit détail qui peut faire la différence. Vous pouvez également commenter directement via Facebook à la fin de l’article. Ensuite, si vraiment elle vous a plu, je raconte un peu pourquoi tout n’a pas été si facile juste après. Bon voyage !

Avant de partir et de mettre au point cette vidéo, j’avais deux idées. L’histoire d’un homme en sac à dos qui se contente de marcher autour du monde, de plan en plan, sur une petite musique « poétique ». Un peu comme c’est le cas dans la vidéo que vous venez de voir mais sans texte.
Puis j’avais envie de raconter mon voyage, caméra à la main, au fur et à mesure mais en parlant déjà au passé. Oui, un peu comme dans la vidéo que vous venez de voir.
Mais la première partie du voyage est passée très vite et n’arrivant pas à prendre le temps à la fois de raconter mon voyage et de faire de jolis plans fixes avec un trépied, j’ai finalement décidé (un peu tard) de mélanger les deux idées et aussi d’abandonner la précision du trépied. Pas si facile de se trimballer avec un trépied au bon endroit, au bon moment, surtout sur de courts séjours.
Vu qu’il me manquerait quelques étapes de mon voyage, j’ai donc imaginé que je pourrais d’abord commencer la vidéo de chez moi, au retour, ce qui me permettrait de zapper ce que je n’avais pas filmé « le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, tout ça ! ».
Il me restait un problème : la casquette. J’ai tout d’abord « perdu » une casquette NY en Argentine. Non je l’ai pas vraiment perdu, je sais même exactement où elle est. Un léger coup de vent l’a envoyé se noyer dans un canal à Buenos Aires. Aaah cest pas facile ! J’ai finalement retrouvé une casquette toute noire, lors de l’un des mes derniers jours au Chili et j’ai donc enfin pu faire mon premier plan en Bolivie, après 2 mois de voyage.
Mais juste avant le départ pour la dernière étape (l’Inde), j’ai dû me débarrasser de ma casquette qui en plus d’être devenue marron, était surtout attaquée de toutes parts par la moisissure. J’étais confiant de pouvoir en retrouver une autre, toute simple et toute noire, en Inde. Ce n’est en réalité jamais arrivé. Beaucoup de casquettes comme prévu mais toutes avec un logo. J’étais déjà très agacé par le son de certains plans que je n’arrivais pas à améliorer et quelques jours avant le Taj Mahal, j’ai été forcé d’acheter une casquette bleue (très) foncée, avec un logo Adidas dans les mêmes teintes. Étant du genre perfectionniste, je n’étais pas du tout emballé par cette idée. J’étais même prêt à tout abandonner. Cette vidéo qui tournait en boucle dans ma tête depuis des mois, je ne pouvais plus la voir. Je l’imaginais tellement mieux réussie… C’est Sophie, la caméraman en chef, qui a payé la casquette contre ma volonté. Résultat la vidéo a pu être terminé et la différence ne se voit quasiment pas. Mais… quand même !
Vous n’avez pas du remarquer ces petits détails, du moins je l’espère. La casquette n’est donc pas la même entre le premier et le 2e plan. Et… c’est aussi le cas pour le pull ! J’ai commencé à raconter mon voyage avec un pull taché par mon sang et… de la javel, suite à une petite bagarre en Uruguay. Et même si il a fait le voyage jusqu’à la fin, les manches commencaient à se déchirer. En rentrant j’ai donc dû faire avec un 2e pull à peu près identique (si on ne regarde pas trop) pour le tout premier plan de la vidéo.
Le plan sous la pluie a également failli ne pas voir le jour. Je pensais le faire à Miami, où les gros orages sont assez communs mais finalement il n’y a eu que de petits orages, la nuit. Au Canada, j’ai quand même fait le plan avec le parapluie au soleil, en imaginant que plus tard, en Thaïlande, je devrais tomber sur quelques orages corrects. Par contre cette fois, il ne fallait plus perdre le parapluie pendant plusieurs mois. Et ce n’est pas ma spécialité. J’ai loupé quelques bons orages en Thaïlande, intenses mais assez courts. Et oui, pas toujours évident d’avoir sous la main la caméra, le bon t-shirt et la casquette. Je me souviens d’un matin où le temps de me réveiller et de m’habiller, l’orage était déjà quasi terminé. Il ne restait de nouveau que quelques jours avant de rejoindre l’Inde (et la sécheresse) et l’orage miraculeux est arrivé, en me laissant assez de temps pour placer mon petit texte. Oui ce n’est pas non plus ma spécialité. D’ailleurs après 52 prises au Machu Picchu, une personne du public a tenu à me féliciter pour mes efforts : « Je n’ai rien compris à ce que tu disais mais tu n’avais pas l’air content ! »

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